Réponse Sexuelle

Affiche du spectacle Réponse Sexuelle
infos pratiques
lieu
moyens de paiement
CB Espèces Chèque
Introduction
Quand un refus littéraire devient une riposte charnelle : le phénomène du Off d'Avignon.
description
Après avoir créé l'événement et s'être hissée dans le prestigieux Top 10 des meilleurs spectacles du Festival d'Avignon Off en 2025, la pièce Réponse sexuelle s'impose aujourd'hui comme une œuvre théâtrale de référence. L’an passé, le public avignonnais et la presse unanime ont été subjugués par ce seul-en-scène à l'intelligence fulgurante, véritable révélation de la saison. L'histoire est celle de Julie, une jeune écrivaine confrontée à une lettre de refus cinglante et condescendante de la part de son éditrice. Au lieu de sombrer dans le doute ou le silence, elle choisit de transformer cette violence institutionnelle en une riposte organique, poétique et farouchement libre.

Écrit et mis en scène par Marine Fabre avec une précision chirurgicale, le texte agit comme un scalpel. Il dissèque les artifices du milieu littéraire parisien et questionne, avec une audace folle, le lien intime qui unit l'écriture au corps, là où le texte devient sexe. Sous la figure tutélaire de Virginia Woolf, l'autrice nous livre un manifeste d'émancipation qui ne manque ni d'humour ni de profondeur. Sur scène, dans une scénographie intimiste marquée par une baignoire de coussins et un téléphone rouge, Laura Leponce Grasset livre une performance magistrale.

Fort de ce triomphe avignonnais, où la pièce a marqué les esprits par sa force politique et esthétique, le spectacle part à la rencontre de nouveaux publics. L'histoire d'une revanche éclatante où la littérature se fait chair.
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informations
du 4 au 25 juillet relâche les 8, 15, 22 juillet
12h35 1h
ATELIER FLORENTIN (THÉÂTRE DE L')
Salle : ATELIER FLORENTIN (THÉÂTRE DE L') - S'y rendre
Langue principale : français
Public : Tout public à partir de 12 ans
Avertissements : Aucun
tarifs
17 €
plein
12 €
réduit *
8 €
enfant **
12 €
abonné⋅e
12 €
jeune abonné⋅e 14/25 ans - du 5 au 9 juillet
* Tarif réduit : RSA, Demandeurs d'emploi, Étudiants
** Tarif réservé au moins de 14 ans
auteur⸱ice
De Marine Fabre
équipe artistique
Marine Fabre - Mise en scène
Laura Leponce Grasset - Interprétation
Marine Fabre - Texte
Victor Quezada-Perez - Direction technique
Les Mains Bleues
Compagnie française
Compagnie professionnelle
Description :
Fondée en 2025 aux Vignères près de Cavaillon, dans un ancien domaine — Le domaine de Château blanc — construit en 1787, la compagnie Les Mains bleues est née d’un désir de travailler la matière des mots avec des ferrailleurs de scène. Ce collectif d’artistes, riche en parcours et horizons divers, partage un amour sûr des mots et plus généralement du langage. Ainsi les « mains bleues » trouvent leur origine dans un recueil de poèmes, Chair bleue (2023) où corps, désir et création poétique sont centraux.
L’axe de recherche de la compagnie se situe principalement au niveau de la poésie (tant dans son genre à part entière que dans ses manifestations les plus quotidiennes), du courage de la vérité et de la nécessité d’écrire pour résister. Une question que nous mettons au travail : comment dire la poésie au théâtre ? comment y a-t-elle sa place ? pourquoi la défense de la poésie n’est pas une coquetterie snob et élitiste mais une nécessité politique qui intéresse le bien commun, la cité ?
Sa fondatrice, Marine Fabre, est poète, de formation philosophique et psychanalytique, ce qui oriente la couleur du projet : il s’agit de s’efforcer de créer un langue nouvelle en la débarrassant de ses scories étriquées et stéréotypées. Justesse et « folie » des trouvailles langagières constituent notre exigence. L’amour de la langue nous semble aller de pair avec un renouvellement de sa forme.
Les « mains bleues » sont celles d’un.e artisan.e qui crée avec peu de moyens mais qui ne transige pas avec son désir et son ambition révolutionnaire : c’est dans la réflexion sur le langage et les forces profondes de l’esprit qu’un texte et qu’une forme nouvelle peuvent naître. Nous pensons que la révolution, intime et politique, est commandée par les mots. Par ailleurs, concevoir l’artiste comme un.e artisan.e, et non comme un deus ex machina, nous permet d’inventer un laboratoire vivant lors de nos résidences création. L’artisan.e travaille une matière concrète et utile pour parvenir à un objet qui a nécessité un savoir-faire unique. Nous voyons le poète comme un forgeron à l’écoute de sa matière et non comme un lettré retranché de la cité et du réel.
De là, nous cherchons un théâtre où la relecture de la tradition met en question le contemporain pour tenter d’en déceler les ténèbres. Plus précisément, la question du pouvoir des discours sur les corps et celle de la transmission aux nouvelles générations nous taraudent. En bref, un théâtre de mots et de chair, un théâtre la crise aussi, où le silence, l’absurde et le rire ont toute leur place.