Le Souffleur de la Peur

Affiche du spectacle Le Souffleur de la Peur
infos pratiques
lieu
Nombre de places : 68
Téléphone de réservation : 0484143784
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moyens de paiement
CB Espèces Chèque
Introduction
la Première pièce inédite de Matéi Visniec
description
Cet événement théâtral met en lumière une œuvre fondatrice : Le Souffleur de la Peur, la toute première pièce écrite par Matéi Visniec, restée inédite à ce jour. Pour la première fois en France, l'auteur s'implique directement dans la création en tant que dramaturge aux côtés de Victor Quezada-Perez. Ce projet couronne vingt-deux ans d'une complicité artistique exceptionnelle : le metteur en scène et comédien a en effet déjà monté et joué douze pièces de Matéi Visniec ! Un compagnonnage de fond, unanimement salué par la critique, de l'émission culte Le Masque et la Plume au journal L'Humanité, en passant par Le Figaro.

L'histoire nous plonge dans une atmosphère aussi mystérieuse qu'angoissante. Sur une terrasse de café, au crépuscule, Monsieur Bruno déverse un monologue vertigineux face à un homme étrangement silencieux. Sous ses yeux, la banalité du quotidien bascule : chaque passant devient un espion, chaque geste un complot, chaque sourire une machination. Il décortique les rouages d'une société soumise à une machine invisible, dont le produit ultime est la peur. Mais qui est réellement cet interlocuteur muet, et jusqu'où Monsieur Bruno ira-t-il dans son délire paranoïaque ?

Loin d'un traitement classique, la mise en scène s'empare de la poésie et de l'exigence corporelle du langage clownesque pour incarner cette tragédie de la solitude. Ce face-à-face onirique résonne avec une acuité troublante sur notre époque, interrogeant avec force les mécanismes de la paranoïa, de la fabrique du complotisme et de la peur comme ultime outil de contrôle de l'esprit humain.
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informations
du 4 au 25 juillet relâche les 9, 16, 23 juillet
14h35 1h
3T AVIGNON – Les platanes
Salle : 3T Avignon – Les platanes - S'y rendre
Langue principale : français
Public : Tout public à partir de 10 ans
Avertissements : Aucun
tarifs
20 €
plein
14 €
réduit *
14 €
abonné⋅e
14 €
jeune abonné⋅e 14/25 ans - du 5 au 9 juillet
* Tarif réduit : RSA, PSH (Personne en situation de handicap), Demandeurs d'emploi, Étudiants
auteur⸱ice
De Matei Visniec
équipe artistique
Victor Quezada-Perez - Mise en scène
Le Chal - Interprétation
Marine Fabre - Interprétation
Laura Leponce Grasset - Interprétation
Victor Quezada-Perez - Interprétation
Matéi Visniec - Collaboration artistique
Les Mains Bleues
Compagnie française
Compagnie professionnelle
Description :
Fondée en 2025 aux Vignères près de Cavaillon, dans un ancien domaine — Le domaine de Château blanc — construit en 1787, la compagnie Les Mains bleues est née d’un désir de travailler la matière des mots avec des ferrailleurs de scène. Ce collectif d’artistes, riche en parcours et horizons divers, partage un amour sûr des mots et plus généralement du langage. Ainsi les « mains bleues » trouvent leur origine dans un recueil de poèmes, Chair bleue (2023) où corps, désir et création poétique sont centraux.
L’axe de recherche de la compagnie se situe principalement au niveau de la poésie (tant dans son genre à part entière que dans ses manifestations les plus quotidiennes), du courage de la vérité et de la nécessité d’écrire pour résister. Une question que nous mettons au travail : comment dire la poésie au théâtre ? comment y a-t-elle sa place ? pourquoi la défense de la poésie n’est pas une coquetterie snob et élitiste mais une nécessité politique qui intéresse le bien commun, la cité ?
Sa fondatrice, Marine Fabre, est poète, de formation philosophique et psychanalytique, ce qui oriente la couleur du projet : il s’agit de s’efforcer de créer un langue nouvelle en la débarrassant de ses scories étriquées et stéréotypées. Justesse et « folie » des trouvailles langagières constituent notre exigence. L’amour de la langue nous semble aller de pair avec un renouvellement de sa forme.
Les « mains bleues » sont celles d’un.e artisan.e qui crée avec peu de moyens mais qui ne transige pas avec son désir et son ambition révolutionnaire : c’est dans la réflexion sur le langage et les forces profondes de l’esprit qu’un texte et qu’une forme nouvelle peuvent naître. Nous pensons que la révolution, intime et politique, est commandée par les mots. Par ailleurs, concevoir l’artiste comme un.e artisan.e, et non comme un deus ex machina, nous permet d’inventer un laboratoire vivant lors de nos résidences création. L’artisan.e travaille une matière concrète et utile pour parvenir à un objet qui a nécessité un savoir-faire unique. Nous voyons le poète comme un forgeron à l’écoute de sa matière et non comme un lettré retranché de la cité et du réel.
De là, nous cherchons un théâtre où la relecture de la tradition met en question le contemporain pour tenter d’en déceler les ténèbres. Plus précisément, la question du pouvoir des discours sur les corps et celle de la transmission aux nouvelles générations nous taraudent. En bref, un théâtre de mots et de chair, un théâtre la crise aussi, où le silence, l’absurde et le rire ont toute leur place.