Mue

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Introduction
A partir des Sept Papillons pour violoncelle de K. Saariaho, des impros au violon, une électro spatialisée.
description
MUE est le résultat d'une relation entre les Sept Papillons pour violoncelle solo de Kaija Saariaho, joués par Alexa Ciciretti, le violon improvisé de Benjamin de la Fuente et la mise en vibration d’un lieu particulier grâce à un système minutieux de spatialisation du son conduit par Samuel Sighicelli.

MUE ne joue pas tant sur la connivence entre ces trois entités, que sur la distance et les contrastes qu’elles peuvent générer entre elles. Une manière de donner à entendre autrement les Sept Papillons en les inscrivant dans un contexte inhabituel et d’intégrer ces miniatures dans une expérience musicale plus vaste de 40 minutes où le temps lent, la métamorphose et la projection du son dans l’espace sont au centre de la proposition.

Pendant l’exécution des Sept Papillons, seul le violoncelle est à l'œuvre, aucune improvisation au violon, aucun son ne perturbent l’écriture de Kaija Saariaho. MUE se construit plutôt dans les intervalles, là où les trois musiciens se retrouvent. Le violon se veut archaïque en scordatura usant des ¼ de tons et d’un jeu brut, le violoncelle se détache de la partition sans pourtant l’oublier totalement, et les sons électro sont projetés dans l’espace lequel devient écrin et résonance insolites. Mais au cours du temps, la musique du trio change, le jeu des musiciens évolue et leurs relations se modifient très progressivement.

MUE est une mutation, une lente transformation d’un monde sonore où prédominent des mains et des archets virtuoses pesants sur les cordes et le bois. Ce monde se dirige vers un espace où le corps des musiciens et l’agitation de leurs doigts laissent place à un temps plus étiré, au vertige du silence, à la mémoire. Un monde où les sons perdent leurs aspérités et dont leur présence fragile ne fait que souligner le mouvement d’un son, le parfum d’une note, le souvenir d’un geste. Un monde où il n’y a plus besoin de regarder pour écouter, où l’ombre et la transparence se placent au premier plan.
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informations
du 8 au 11 juillet
10h00 40min
INTERFÉRENCES (FESTIVAL)
Salle : Collection Lambert - salle des arcades - S'y rendre
Langue principale : français
Public : Tout public à partir de 6 ans
Accessibilité :
Accessible aux déficients visuels
Avertissements : Aucun
tarifs
20 €
plein
14 €
réduit *
10 €
enfant **
14 €
abonné⋅e
10 €
jeune abonné⋅e 14/25 ans - du 5 au 9 juillet
* Tarif réduit : RSA, Demandeurs d'emploi, Étudiants
** Tarif réservé au moins de 15 ans
auteur⸱ices
De Samuel Sighicelli, Benjamin de la Fuente
équipe artistique
Alexa Ciciretti - Musique
Benjamin de la Fuente - Musique
Samuel Sighicelli - Création son
Sphota
Compagnie française
Compagnie professionnelle
Description :
Sphota, coopérative d’invention musicale, est créée en 2000. Elle défend une création musicale résolument ancrée dans le présent, fortement imprégnée des outils et esthétiques d’aujourd’hui, tout en ayant une longue expérience des musiques de répertoire. Les projets qu’elle promeut en sont d’autant plus inclassables esthétiquement.

Sphota est coopérative dans le sens où elle offre un cadre mutualisé pour la production, l’administration et la promotion à plusieurs entités distinctes : les compositeurs et improvisateurs Benjamin de la Fuente et Samuel Sighicelli, et le groupe Caravaggio. 

Mais elle n’entend pas se limiter à cette mutualisation, et défend une philosophie d’approche de la création musicale qui privilégie d’un côté le vivant et l’expérimentation, et de l’autre une réflexion sur les qualités d’écoute du spectateur à qui elle s’adresse.
La coopérative intégrera de nouvelles entités dans les années à venir tout en collaborant régulièrement avec de nombreux artistes et techniciens, plus ponctuellement, en fonction des projets de ses membres.


La coopérative développe et promeut des formes de création musicale scéniques, in situ ou liées à des dispositifs d’écoute, dont le vecteur principal est toujours le musicien et sa mise en résonance avec l’auditeur.
Elle s’engage également régulièrement dans des projets de transmission ou de médiation d’envergure.