Landing

Affiche du spectacle Landing
infos pratiques
lieu
Nom de la salle : Salle A
Nombre de places : 130
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moyens de paiement
CB Espèces Chèque
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Introduction
Elles tombent, se relèvent, s’attrapent : au bord de la chute, deux femmes inventent leur envol.
description
Landing est un duo où la chute devient le moteur de la chorégraphie. La gravité et l’envol se répondent. Deux femmes, singulières et ensemble, singulièrement ensemble. Deux femmes qui tombent et se relèvent. L’émotion et la poésie se dégagent alors à travers les variations d’énergie des gestes puis par les liens qui se tissent dans cette dualité. Cet espace rebondissant participe à l’évolution des corps en suspension. Jouant sur les contraires et les complémentarités, cette danse parfois aérienne, percutante, ralentie et énergique, est une partition qui fait la part belle aux individualités, aux personnalités avec le constant souci de garder un lien entre elles. Dans une situation d’appui ou de contact extrême, le geste qui se décline dans l’espace est du plus infime au plus spectaculaire. Les danseuses bouleversent leurs corps, leurs perceptions, leurs émotions, leurs repères, leurs danses.
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informations
du 4 au 25 juillet relâche les 8, 15, 22 juillet
17h20 30min
ALYA, L'ESPACE
Salle : Salle A - S'y rendre
Langue principale : français
Public : Tout public à partir de 7 ans
Avertissements : Aucun
tarifs
12 €
plein
8,5 €
réduit *
6 €
enfant **
8,5 €
abonné⋅e
8,5 €
jeune abonné⋅e 14/25 ans - du 5 au 9 juillet
* Tarif réduit : RSA, PSH (Personne en situation de handicap), Demandeurs d'emploi, Étudiants, Groupe (à partir de 9 personnes)
** Tarif réservé au moins de 12 ans
auteur⸱ice
De Abderzak Houmi
équipe artistique
Abderzak Houmi - Chorégraphie
Laurine Brerro - Interprétation
Louna Galesso - Interprétation
Nicolas Isidoro - Machinerie
Nicolas Saadane - Lumière
Carine Zylberberg - Production
CIE X-PRESS
Compagnie française
Compagnie professionnelle
Description :
Originaire d’un milieu modeste, Abderzak Houmi découvre la danse à travers l’esthétique hip-hop, d’abord dans l’espace urbain puis au contact d’artistes et de lieux culturels qui ouvrent son regard. Animé par une évidence plus forte que le parcours qui lui était destiné, il quitte ses études universitaires en sciences pour se consacrer entièrement à la danse. Autodidacte, il se forme sur le terrain, par la pratique, la scène, les rencontres et l’expérience du plateau. Très tôt, il ressent le besoin de questionner, d’expérimenter et de faire dialoguer les langages : il construit progressivement une écriture chorégraphique singulière, nourrie du hip-hop mais volontairement poreuse à d’autres disciplines artistiques.

De 2004 à 2009, il participe au projet Les Fables à La Fontaine, partageant le plateau avec les pièces de chorégraphes tels que Béatrice Massin, Dominique Hervieu, Lia Rodrigues, Herman Diephuis ou Dominique Boivin. Cette immersion auprès d’artistes aux esthétiques variées constitue un tournant : la diversité des écritures rencontrées élargit son horizon et nourrit son désir d’hybridation. Il est ensuite artiste associé à la Scène nationale de l’Essonne

(2013–2022) aux côtés de Christophe Blandin-Estournet, où il contribue activement au développement du Projet situé, laboratoire artistique ancré dans les territoires. Cette association lui offre un terrain d’exploration privilégié : il crée sur le plateau, mène des tournées décentralisées, expérimente des formats participatifs et nourrit un lien constant entre création et population. Il y initie, développe et dirige notamment Made in Ici, projet emblématique qui valorise les histoires, identités et danses locales, né dans l’Essonne avant de s’étendre jusqu’en Afrique. Il participe également à la création d’un temps fort dédié à la jeunesse, imaginé comme un espace d’expression, de rencontres et de partage, qui s’interrompra après la période du Covid. Dans le prolongement de ces expériences, il intervient au colloque des Scènes nationales MC93 et de l’Essonne : « L’empreinte d’un lieu culturel sur un territoire : observer, représenter, évaluer », apportant son regard sur l’impact artistique, humain et territorial des projets menés en immersion.

De 2010 à 2022, il coordonne et dirige également le festival Rencontres des Danses Urbaines, dont il impulse la ligne artistique et le développement. Ce festival devient un espace de visibilité, de transmission et de rencontres entre artistes, publics et territoires, affirmant son engagement pour la reconnaissance et le rayonnement des danses hip-hop et de la création chorégraphique.

Parallèlement, il intervient sur les enjeux liés au développement de la danse, au DNSPD Hip-Hop, à la médiation artistique et culturelle ainsi qu’à la transmission. Il est invité à s’exprimer au Sénat en 2014, puis prend part au Collège de la recherche et à une table ronde au CCN de La Rochelle dans le cadre de « 30 ans des CCN + 30 ans du Hip-Hop : Mémoire et répertoire ». Il est ensuite membre expert pour la DRAC au sein de la commission de soutien à la création chorégraphique (2015–2018), puis observateur sur les plateaux danse en Régions Centre–Val de Loire, Bretagne et Pays de la Loire (2019–2021), renforçant ainsi son rôle d’acteur engagé dans l’accompagnement et la structuration du secteur chorégraphique.

Ces prises de parole et missions d’expertise confirment sa place dans la réflexion nationale autour de la danse, de sa structuration et de ses mutations.

Ces enjeux le touchent d’autant plus qu’il s’est construit par un chemin d’autodidacte et constate encore aujourd’hui le manque de formations intégrant pleinement la danse hip-hop. Transmettre est pour lui un engagement essentiel : permettre aux nouvelles générations d’accéder à des ressources, des outils et un accompagnement qu’il aurait aimé trouver, tout en préservant l’authenticité, l’exigence et la singularité de cette culture.

L’éducation artistique, l’accès à la culture pour toutes et tous et la question des droits culturels constituent également des sujets qui le mobilisent profondément. Il défend une danse accessible, partagée, émancipatrice, qui permette à chacun de trouver sa place, quelle que soit son origine sociale, géographique ou culturelle. Pour lui, l’art doit non seulement être vu, mais vécu : partagé, transmis, débattu, réinventé ensemble.


Chorégraphe et directeur artistique de la Compagnie X-Press, qu’il fonde en 2001, Abderzak Houmi crée entre 2005 et 2025 une vingtaine de pièces, présentées en France et à l’international, contribuant ainsi à l’évolution du répertoire hip-hop contemporain.

Son travail s’inscrit dans une recherche en mouvement, où le corps devient tour à tour outil d’observation, d’émancipation, de mémoire et de transformation. Pour lui, la danse est un langage qui interroge l’intime et le collectif, un moyen de questionner le monde autant que de s’y relier. Il envisage le corps comme un espace sensible traversé par les expériences, les chutes, les luttes, les héritages et les désirs, un corps qui pense autant qu’il ressent.

Il explore le rapport au sol, à la gravité, à l’équilibre et à la chute comme territoires d’expérimentation et de symboles : tomber pour apprendre, se relever pour exister, résister pour avancer. Ce dialogue constant entre retenue et abandon, entre contrôle et lâcher-prise, nourrit une écriture qui met en jeu la vulnérabilité, la force et l’élan vital. La relation à l’autre (soutien, friction, tension, entraide, confrontation) est centrale : danser devient une manière d’habiter le monde et de tisser du lien.

L’hybridation est le cœur de son écriture : mêler les styles, décloisonner les langages, relier plutôt qu’opposer. Hip-hop, danse contemporaine, arts du cirque, théâtre physique, arts visuels ou encore poésie du geste se rencontrent pour créer une danse plurielle, poreuse, en dialogue avec d’autres disciplines et d’autres imaginaires. Cette traversée des frontières n’est pas un effet esthétique : elle est une posture politique et artistique, un acte de liberté.

Sa danse est contrastée, précise mais instinctive, aérienne et pourtant enracinée. Elle assume les paradoxes, l’énergie brute et la finesse du détail, la virtuosité et la simplicité, le spectaculaire et l’infime. Chargée d’émotions, nourrie d’intensité, de poésie, d’amour et parfois de douleur, elle porte un engagement profond, sensible et humaniste. Danser, pour lui, c’est donner à voir des corps vivants, vibrants, traversés par des histoires, des mémoires et des possibles.
Le spectacle en images