Photo de l'agenda : La mer blanche du milieu Dimanche 5 Juillet 2026 | 14h30-18h30 Ajouter à votre calendrier Fondation Montresso, ESAA, AF&C Chapelle Saint-Michel 3& place des Corps-Saints - 84000 Avignon Lien Facebook Le festival Off Avignon célèbre cette année ses 60 ans et place la Méditerranée comme invitée d’honneur de cette édition. Soutenus par la Ville d’Avignon (dispositif Quartet +), le festival Off Avignon, l’École Supérieure d’Art d’Avignon (ESAA) et la Fondation Montresso ont mis en synergie leurs compétences pour porter un projet à plusieurs voix, pensé comme un espace de dialogue entre pratiques artistiques, transmission et commissariat. Initié en avril à l’ESAA autour d’un workshop mené par l’artiste Mouna Saboni sur les enjeux de la scénographie et de la mise en place d’une exposition, ce projet trouve son aboutissement à la Chapelle Saint-Michel durant le temps du festival avec l’exposition La mer blanche du milieu, des artistes Asma Ben Aissa et Mouna Saboni, dont le commissariat est assuré par la Fondation Montresso. « La Méditerranée est mille choses à la fois », écrivait Fernand Braudel. Mer des circulations, des passages et des échanges, elle porte en elle une histoire façonnée par la diversité des peuples, des langues et des civilisations qui la bordent. Ses rivages racontent les migrations, les tensions politiques, les transmissions culturelles autant que les liens invisibles qui unissent les trois continents qu’elle relie.Depuis les rives du sud, Asma Ben Aissa et Mouna Saboni composent un paysage singulier, dans une rencontre entre passé et présent. Là où Asma Ben Aissa utilise l’aiguille pour revisiter les traditions textiles de la Tunisie, Mouna Saboni se sert du scalpel pour graverl’histoire sensible de cette mer entourée de terre. Ensemble, elles révèlent les nuances infinies de cette mer tantôt verte, violette, blanche ou bleue... On devine ses saisons marquées par des étés chauds et des hivers glacials, on pénètre dans sa mémoire, dans sa maison si riche, creuset incomparable d’identités plurielles. Leurs œuvres redéfinissent notre vision du paysage, convoquent d’autres imaginaires, pour le temps d’un regard, échapper à la notion d’horizon. Lorsque l’une questionne le paysage par le textile, l’autre le scrute par la photographie. Elles s’emploient tour à tour à se raconter, à transmettre une histoire sur un support qu’elles souhaitent libre et fragile. Sur le tissu comme sur le papier, elles consignent un autre récit des peuples de la Méditerranée qui ont en partage les legs pluriséculaires et les terres mythiques où s’inventent les écritures, les mythes, les dieux. La mer blanche du milieu donne à contempler cette mer comme mer de confluence, à écouter cette mer comme mer de rencontres. Autant de voies permettant de donner, de recevoir et d’emprunter.